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dimanche 9 octobre 2011

Agressions sexuelles: un père poursuit le collège Notre-Dame

Publié le 25 mars 2009 à 07h17 | Mis à jour le 25 mars 2009 à 07h21


En 1972, après la mort de sa femme, René Cornellier Sr a confié son fils aux frères de la Congrégation de Sainte-Croix, qui administraient le collège Notre-Dame. Trente-cinq ans plus tard, et quinze ans après la mort de son fils, il apprend que les religieux du pensionnat ont trahi sa confiance: son fils y a été victime d'agressions sexuelles.

«Ç'a été la stupeur, raconte l'avocat Alain Arsenault. Il se sent trahi.» Bouleversé, le père vient de déposer une demande de recours collectif à la Cour supérieure en son nom à lui, au nom de la succession de son fils, et de toutes les personnes qui ont été victimes de sévices sexuels au collège Notre-Dame, entre 1972 et 2001.

La famille Cornellier a pris connaissance en septembre dernier seulement des lettres que René Jr avait écrites aux supérieurs du collège Notre-Dame, un an avant sa mort en 1994, pour dénoncer les sévices dont il avait été victime. C'est la journaliste Sue Montgomery, du quotidien The Gazette, qui a mis la main sur ces documents au cours d'une enquête fouillée sur des agressions commises par les frères de Sainte-Croix dans les années 70 (l'enquête a été publiée en décembre dernier).

René Cornellier jr est entré comme pensionnaire au collège Notre-Dame de Montréal à l'âge de 12 ans, en 1972. Il a fréquenté l'institution du chemin Queen Mary jusqu'en 1976. En février 1993, selon les documents obtenus par The Gazette, il a envoyé une lettre à la direction du collège où il y décrit les sévices sexuels qu'il y a subis pendant son adolescence. Il mentionne aussi dans sa lettre que lui et d'autres élèves victimes ont voulu, dans les années 70, publiquement dénoncer ces abus, mais qu'ils ont été persuadés de garder le silence par le directeur de l'époque. «À l'époque, écrit l'ancien élève, les menaces avaient de l'effet.»

«Je sais que le collège a été mis au courant du problèmes à plusieurs occasions, poursuit M. Cornellier, mais le silence a toujours été maintenu, peu importe les coûts.»

Car des coûts, il y en a eu. Une source de The Gazette a estimé que la Congrégation de Sainte-Croix a versé quelque 500 000$ ces 20 dernières années à des victimes d'agressions sexuelles commises par ses membres.

Sa première missive étant restée sans réponse, M. Cornellier a envoyé une seconde lettre, quelques mois plus tard, accusant la direction de fermer les yeux sur ce qui s'est passé au pensionnat. Il écrit également au supérieur de la Congrégation. Le directeur du collège à l'époque lui a cette fois offert de le rencontrer. Mais René Cornellier Jr a succombé au sida en 1994.

Après avoir pris connaissance des lettres de René à l'automne dernier, son frère aîné Robert, qui a aussi fréquenté le pensionnat mais qui n'a pas été victime de sévices, a contacté des amis de l'époque. «Ils se sont aperçus qu'il y avait d'autres victimes», dit Me Arsenault. D'où l'importance pour la famille d'intenter un recours collectif plutôt qu'une simple poursuite. «Ils se sont senti un devoir moral de faire quelque chose. Si on règle discrètement, pour une somme X, il y a d'autres personnes qui vont continuer à souffrir.»

Il n'a pas été possible de parler à un porte-parole de la Congrégation hier. À la suite de la parution de l'enquête de The Gazette, en décembre, la Congrégation avait publié une lettre à l'intention des «pèlerins de l'Oratoire Saint-Joseph», dont les pères de Sainte-Croix sont les gardiens. «Nous sommes profondément attristés par les informations et les témoignages publiés (...) concernant l'inconduite de quelques religieux. Nous exprimons notre sympathie à l'endroit des personnes affligées qui ont témoigné d'un préjudice. En tout temps la direction de la Congrégation de Sainte-Croix tout comme celle du collège Notre-Dame ont voulu agir dans le meilleur intérêt des personnes impliquées.»

samedi 30 juillet 2011

Le père rédemptoriste Raymond-Marie Lavoie plaide coupable


Mise à jour le lundi 11 juillet 2011 à 23 h 20 HAE


Raymond-Marie Lavoie, à sa sortie du tribunal

Le père rédemptoriste Raymond-Marie Lavoie, accusé d'avoir agressé sexuellement 13 garçons, a plaidé coupable lundi matin au palais de justice de Québec à tous les chefs d'accusations qui pèsent contre lui.
Au total, le septuagénaire faisait face à une vingtaine de chefs d'accusation à caractère sexuel, dont grossière indécence et agression sexuelle. En plaidant coupable, Raymond-Marie Lavoie évite donc un procès qui devait s'échelonner sur environ une semaine.

Il s'expose à une peine de 10 ans de prison.

Des excuses qui ne suffisent pas

En plaidant coupable, Raymond-Marie Lavoie a demandé pardon pour ses agissements. Ses excuses ont cependant été accueillies froidement par les victimes et par France Bédard, présidente de l'Association des victimes de prêtres.

C'est vide [...] Ce n'est pas ressenti et encore une fois, ce qu'il veut, c'est protéger l'institution.
— France Bédard, présidente de l'Association des victimes de prêtres

Les 13 victimes ont dénoncé au cours des derniers mois les gestes du prêtre, qui ont été commis au Séminaire Saint-Alphonse, à Sainte-Anne-de-Beaupré, dans les années 70 et 80. Raymond-Marie Lavoie était alors responsable du dortoir.

« La relation de confiance et d'autorité dont bénéficiait le père Lavoie à l'égard de ces jeunes victimes-là est importante. Le nombre de victimes qu'a fait le père Lavoie est aussi aggravant », a déclaré Me Carmen Rioux, procureure aux poursuites criminelles et pénales.

« Le fait que ces gens-là étaient d'une certaine façon restreints à ces locaux-là, parce qu'ils y résidaient sur semaine alors qu'ils étaient étudiants, fait en sorte que c'était un lieu où ils auraient dû se sentir à l'abri, non pas en danger », a-t-elle ajouté.

Raymond-Marie Lavoie avait été arrêté pour la première fois en décembre 2009.


France Bédard, présidente de l'Association des victimes de prêtres

Rappelons que les victimes de Raymond-Marie Lavoie ont intenté un recours collectif contre lui et d'autres pères rédemptoristes. La Cour supérieure a autorisé la poursuite en novembre 2010.

Plaidoyer pour une peine sévère

France Bédard, qui a assisté aux audiences, craint que le père Lavoie soit condamné à une peine manquant de sévérité.

Elle exhorte les autorités à agir afin que les prédateurs du genre soient punis à la hauteur de la gravité de leurs gestes.

J'ai moi-même été violée par un prêtre. Depuis des années, j'assiste à des procès semblables et aujourd'hui, je déplore vraiment la sentence-bonbon que va recevoir ce dangereux prêtre pédophile.
 — France Bédard 

« C'est juste un morceau du casse-tête qu'on vient de placer. Il en reste d'autres, puis il y a des procédures actuellement au civil », a quant à lui réagi Frank Bédard, une des victimes du père Lavoie.


Agressions sexuelles
Raymond-Marie Lavoie plaide coupable
Première publication 11 juillet 2011 à 09h50
Mise à jour : 11 juillet 2011 à 16h13


Crédit photo : Agence QMI

TVA Nouvelles
Le père Raymond-Marie Lavoie, dont le procès s'ouvrait lundi, au palais de justice de Québec, a plaidé coupable aux 21 chefs d'accusations qui lui ont été présentés, qui varient d'attentat à la pudeur, grossière indécence à agression sexuelle.
Le rédemptoriste de 71 ans aurait agressé sexuellement 13 garçons à l'époque où il enseignait au Séminaire Saint-Alphonse, à Sainte-Anne-de-Beaupré, dans les années 1960, 1970 et 1980.
Raymond-Marie Lavoie avait renoncé à son enquête préliminaire l'hiver dernier.
Il a admis la presque totalité des faits, mise à part un seul. En effet, selon le témoignage d'une victime anonyme, Marie-Lavoie lui aurait dit, après avoir procédé à des attouchements sexuels, qu'il ne la toucherait plus «parce qu'elle n'était pas à lui». Ce fait laisse entendre qu'un système d'échange d'enfants entre les prêtres existait au Séminaire saint-Alphonse.
Un système de récompenses
Selon ce qui a été dit au palais de justice ce matin, Raymond Marie-Lavoie avait établi un système de récompenses et de punitions, selon que les enfants acceptaient de recevoir des attouchements sexuels ou non.
Indemnisation
Satisfaite que le prêtre Lavoie ait plaidé coupable aux 21 chefs d'accusations de nature sexuelle auxquels il faisait face, la fondatrice de l'Association des victimes de prêtres (AVP) est loin de crier victoire.

«Ça fait plusieurs années qu'on attend ce plaidoyer de culpabilité», a lancé d'entrée de jeu Mme France Bédard, en entrevue à LCN, et pour qui les agissements du religieux étaient loin d'être un secret. Elle redoute néanmoins que le prêtre pédophile reçoive une «sentence bonbon», même s'il a fait 13 victimes entre les années 60 et 80.
La fondatrice de l'AVP aimerait que les victimes soient dédommagées pour les sévices subis. «L'Église est capable de payer des avocats à 500$ de l'heure pour défendre des prêtres pédophiles, elle est donc capable d'indemniser la victime», conclut-elle.

Agression sexuelle: le père Lavoie plaide coupable à des accusations

Publié par La Presse Canadienne le lundi 11 juillet 2011 à 17h32. 

QUÉBEC - Le père Raymond-Marie Lavoie a admis, lundi, avoir agressé sexuellement 13 pensionnaires d'un séminaire de la région de Québec.

Dès l'ouverture de son procès, le rédemptoriste a plaidé coupable aux 21 chefs d'accusation déposés contre lui, évitant de prolonger les procédures judiciaires.

La procureure de la Couronne, Carmen Rioux, a exposé à la Cour supérieure les faits commis par le religieux de 71 ans, qui les a successivement admis.

Les agressions se sont déroulées dans les années 1970 et 1980 au Séminaire Saint-Alphonse, à Sainte-Anne de Beaupré, où Lavoie enseignait en plus d'être surveillant de dortoir.

Certaines des victimes de Lavoie ont subi à répétition divers attouchements sexuels, notamment aux organes génitaux, et ce jusqu'à deux à trois fois par semaine pendant qu'ils étaient pensionnaires de l'établissement.

Les élèves, principalement de secondaire 1 et 2, étaient agressés à l'occasion de cours de musique où ils se trouvaient seuls avec leur professeur ou lorsqu'il les invitait dans sa chambre, voisine du dortoir, pour passer la nuit.

Deux victimes, dont Frank Tremblay, ont témoigné à la juge Chantal Pelletier du désarroi et de la souffrance causées par les agressions.

La voix parfois étranglée par les sanglots, M. Tremblay a affirmé que Lavoie et ses collègues étaient des «démolisseurs d'enfants» et qu'ils iront «en enfer».

«Je suis dégoûté par les manières dont vous vous êtes comportés», a-t-il dit devant le tribunal.

En arrivant et en repartant de la barre où il a pris la parole, M. Tremblay a regardé son agresseur, qui avait par moments une main devant le visage pendant que son ancien élève lisait son texte.

Lavoie a ensuite succédé à M. Tremblay pour lire un texte dans lequel il présentait des excuses à ses 13 victimes.

«J'ai glissé sur une pente dangereuse à un certain moment et je n'ai pas eu la sagesse d'y mettre un frein rapidement, a-t-il dit. Je suis profondément déçu de moi-même et je n'ai pas su agir dans le respect et dans la légalité. (...)

«Je me sens vraiment dévasté devant cette situation. Je vous ai blessés dans votre être intime et je vous ai fait du mal. Je demande pardon à vos familles, à vos amis.»

Lavoie a affirmé qu'il avait agi de son propre chef, sans se concerter ou comploter avec d'autres collègues, contrairement aux allégations des victimes.

Lavoie sera de retour devant le tribunal en octobre prochain. Un rapport d'évaluation sera alors déposé afin que le tribunal détermine la peine à lui infliger.

La Couronne a affirmé lundi que Lavoie est passible d'un maximum de 10 ans d'emprisonnement pour les crimes commis.

Me Rioux a aussi indiqué qu'un autre père rédemptoriste est visé par des procédures judiciaires, bien que ce dossier soit actuellement en suspens.

La présidente de l'Association des victimes de prêtres, France Bédard, a affirmé que les excuses de Lavoie manquaient de sincérité. Selon Mme Bédard, le religieux souhaite surtout couvrir sa congrégation.

«C'est vide, ce n'est pas ressenti et ce qu'il veut, c'est protéger les institutions, a-t-elle dit. C'est vide de sentiments. Je n'ai pas ressenti vraiment le vrai repentir. Et il a un regret, c'est que les pères rédemptoristes soient entachés.»

En novembre dernier, un recours collectif des victimes de Lavoie a aussi été autorisé par la Cour supérieure contre la congrégation du Très-Saint-Rédempteur et le collège Saint-Alphonse, qui a pris la suite du Séminaire.

Au nom des victimes, le requérant Frank Tremblay allègue que les membres de la congrégation se sont concertés ou ont comploté pour commettre ou cacher leurs propres abus et ceux commis par d'autres religieux.

Source : http://www.985fm.ca/national/nouvelles/agressions-sexuelles-debut-a-quebec-du-proces-du-86059.html

dimanche 10 juillet 2011

Un pasteur accusé d'agression xuelle

Toronto
Première publication 4 juin 2011 à 08h04


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Agence QMI
Un pasteur de Toronto est accusé d'avoir agressé sexuellement une de ses fidèles.
Peu après minuit mercredi, la victime présumée s'est rendue à l'église du quartier North York où officie le pasteur pour une session de prières. D'après la police, c'est au cours de cette séance que serait survenue l'agression.
Emmanuel Animodi, 45 ans, est déjà connu des milieux policiers pour des antécédents de fraude.
Sur le site internet de l'église évangélique Fire of Miracle Ministries, il est mentionné que le pasteur est accrédité, marié et a des enfants. Le site dit également de l'accusé qu'il est doué pour les déclarations prophétiques et qu'il est un «homme oint élu de Dieu».
La police craint que le suspect ait fait d'autres victimes.

dimanche 12 juin 2011

Église catholique - Le Vatican plus sévère envers ses membres soupçonnés de pédophilie

Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 16 mai 2011 10:58

            
Le Vatican émet de nouvelles directives sur le traitement des membres du clergé soupçonnés de pédophilie.
Dans une lettre envoyée lundi à tous les évêques, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal William Levada, demande la mise en place, d'ici un an, de « procédures claires et coordonnées » à appliquer en matière d'« agression sexuelle de mineurs ».
La lettre du Vatican rappelle que « l'agression sexuelle des mineurs n'est pas seulement un délit au plan canonique. C'est aussi un crime qui fait l'objet de poursuites au plan civil », et que les suspects doivent être déférés aux autorités civiles compétentes.
Au cours des dernières années, des scandales de pédophilie au sein de l'Église catholique ont éclaté aux quatre coins de la planète, notamment en Australie, aux États-Unis, en Irlande, en Belgique et en Allemagne.
Des évêques ont alors été montrés du doigt pour avoir protégé des prêtres pédophiles ou avoir fermé les yeux.
Lundi, le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a réfuté les allégations voulant que l'Église reste sur ses erreurs passées et ne réagisse pas, citant l'intervention immédiate du cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes, qui a suspendu samedi un prêtre accusé de pédophilie et a apporté son plein soutien à la justice italienne.
Les évêques auront ainsi une « responsabilité juridique fondamentale » dans la lutte contre la pédophilie, a expliqué le père Lombardi.
Cette missive, annoncée depuis un an par Benoît XVI, sera la « colonne vertébrale devant permettre à toute l'Église d'affronter le problème de manière sérieuse », et d'avoir « un dominateur commun substantiel » pour des diocèses se trouvant dans les situations les plus variées, a-t-il ajouté.
Depuis l'année dernière, lorsque la pédophilie est prouvée, le droit canonique autorise les évêques à rétrograder les prêtres à l'état laïque sans passer par un procès devant un tribunal ecclésiastique, qui peut être long et coûteux.
Les nouvelles directives ne devraient toutefois pas porter atteinte au secret de la confession. Ainsi, le prêtre qui a reçu une confession ne peut en divulguer le contenu, en vertu du droit canon.
En réaction à la lettre envoyée aux évêques, l'association américaine de victimes de prêtres pédophiles (SNAP) a dit regretter que le document « ne comporte pas de punitions pour les évêques qui n'émettent pas de directives ou qui violent leurs propres directives ».
Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters
Source : http://actualites.ca.msn.com/grands-titres/rc-article.aspx?cp-documentid=28744677